La semaine dernière fut assez jolie. Carrément même. Le we fut ensoleillé de l’intérieur. J’étais bien ce matin. Malgré la prise de bus Intra-muros à pourri-sur-Moche
Et un petit grain de sable, une légère contrariété, une ptite counerie s’est pointée.

Je pourrais n’en n’avoir que nafout total. Mais non, c’est ce petit grain de sable qui fait que tu pars en couille** et que tu t’auto-énerves.
Puis t’écris.

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Puis tu te fais un thé.
Puis tu te calmes.

Prendre du recul. Il y a toujours un petit t grain de sable qui traine.  Il est tout petit et il déstabilise tout. Il monte au cerveau, il fébrile ton petit cœur. Il énerve tes neurones.  Il t’envahit. Il prend toute la place. Il occulte tout. Il devient tout sombre, tout gros, tout nébuleux.
Et puis tu le combat. Un combat au corps à corps. Tu stoppes la zik. Pour mieux réfléchir. Tu commences par remuer la tête pour que les effluves noirs* se dissipent. Ils* s’éloignent. Tu te fais ton thé. Tu vas te passer de l’eau sur la face. Tu respires. Tu te concentres. Tu te concentres sur la façon d’éradiquer ce petit grain de sable.  Tu gamberges. Te mets tout en œuvre pour le virer ce satané grain de sable. Et progressivement tu te calmes. Tu trouves la solution. S’il n’y a pas de solution, tu trouves comment l’intégrer. Comment le broyer. Tu te rends compte que tu commences à te calmer. Tu évalues le temps qu’il faudra pour le virer, pour décoincer la mécanique qui s’est bloquée.  Cela se fera rapidement. Parfois non. Tu commences à maitriser ce putain de grain de sable. Tu SAIS que ce ne sera qu’un souvenir un jour. Tu maudis le temps qui ne va pas passer assez vite. Ou tu  es reconnaissant car ce temps sera court. Tu remets la zik. Paske ça y est, tu arrives à penser avec les parasitages externes.
Et puis tu es assez content de toi. Tu as l’impression d’avoir affronté un titan. Ce putain de titan réveillé à cause d’un grain de sable.
Ce titan c’est mes démons internes. Ils sont là, tapis. Peut-être un jour disparaitront-ils vraiment.
Pour l’instant je les apprivoise. On fait du chemin ensemble. On s’entend de mieux en mieux ; ou chien de Mickey***, le domptage est de plus en plus efficace.

Salut à vous.

*effluve est masculin. Si, si, je t’assure
** wouais j’dis des gros mots, et alors ?
*** sorry, je n’ai pas pu m’en empêcher ;)