Petites critiques des trucs lus dans l'hiver. Vu que l'on est TOUJOURS en hiver en ce 1er juin, il y en a beaucoup. Pas dis que je vous cause de tous aujd.

Faut déjà que je me rappelle de tous les boukinages, c'est pas gagné. J'vais donc commencer par les derniers lus, pi j'irais voir dans mon hitorique de commandes, ma séléction fnuk, et mon compte à la bib'. Oui, à la bib', paske ça coûte moins cher d'emprunter des livres que de les acheter. Le blème c'est que la bib' est beaucoup moins achalandée qu'une boutique et que je n'y trouve pas toujours ce que JE veux lire.

Et, avant les critiques de moi-même et mon égo totalements partiales, une petite précision : un nouveau John Irving est sorti, il y a déjà quelques semaines et NON je ne l'ai pas encore! J'avoue ne pas avoir d'excuse valable, mais c'est comme ça épicétou. Donc pour le prochain Irving vous allez devoir attendre; mais bon, vous êtes patients par ici, non?

 

Anne B. Radge : La terre des mensonges, La ferme des Neshov et L'héritage impossible.

3 livres que se suivent, si vous commencez le premier faudra lire les deux autres, sinon vous n'aurez pas l'histoire en entier. ( ce que je viens d'écrire n'a aucun intêret, je sais). Traduit du norvégien.

Chronique d'une famille du nord, qui n'a rien de particulier, sauf ces petits secrets de Polichnelle que toute famille a.
Une ferme, la vieille qui meurt, les trois fistons qui doivent bien se causer, donc; une fille-nièce qui apparait, neige d'hiver dans le nord, chaleur d'été dans le nord, élevage de porcs "qui faut bien s'en occuper", vie de chacun qui s'entrecroise : urbain, éleveur, costard-cravatte de petite ville.
Il ne se passe pas grand chose dans le fond, mais j'ai bouffé les 3 livres en 2 semaines sans m'emmerder, avec plaisir, et sans m'endormir (pas trop vite du moins). Très bien écrit, donc, et bien traduit. Un livre de "coin du feu" ou de "chaise longue sous les arbres".
Et pi, le truc "mais c'est nikel-chrome-rangé" VS "p'tain le bordel cradingue" rappelle les maisons de vieux qui s'auto-satisfont d'un rinçage de tasse à café, et ne comprennent pas que les nappes pour les grandes occasions b'en faut les sortir! Tout le monde se reconnaitra dans l'un.. ou dans l'autre .

Je viens d'acheter un autre livre de la même écrivaine, je vous dirais si c'est le même plaisir à lire.

 

Stephen King : Nuit noire étoiles mortes

y'a des année que je n'avais pas lu un King. Comme beaucoup de mon age, j'ai bouffé du Shinning, Cujo, Charlie, Carrie, Différentes Saisons quand j'étais ado/djeune adulte, et puis je l'ai abandonné quand j'ai commencé à ne plus rien piger, et qu'il a commencé à faire des trucs à rallonge sans fin, genre La ligne vert, ça, et autres trucs écrits à la chaine pour faire du fric. 
Et pi là, j'ai vu des critiques qui disaient que ça ressemblait à ses premiers livres. Donc j'ai tenté.

Bon, c'est clair que je n'aime plus du tout les polars. Et encore moins les trucs glauques. Mais celui-ci, je me suis bien fait plaisir. 4 nouvelles, assez conséquentes hein? c'est du King tout de même ! bien glauques, mais qui se laissent parcourir avec un petit plaisir malsain non feint. Yapa, King est encore capable de nous emmener dans les travers des humains en nous menant par le bout du nez.

 

Julie Otsuka : Certaines n'avaient jamais vu le mer

1919, les japonaises se barrent (pas toujours de leur plein gré) de chez elles pour aller épouser un jap' vu sur photo qui s'est installé aux USA. Paske aux USA y'a pas de filles jaunes à épouser, et que le Japon c'est morne plaine. Le hic, c'est que les gugus, ils triment gravent, ils sont pas très intégrés, et ne sont pas avocats comme le pense les parents au bled du soleil levant.
Vous l'aurez compris, c'est pas vraiment "on rigole on s'éclate aux USA" l'histoire. Et c'est ça qui est bien. J'aime bien les livres "où on apprend des trucs sans s'en rendre compte". Une écriture très compacte, un peu rentre dedans, elle t'envoie les trucs à la goule l'air de rien. Petit livre facile à lire, que je n'ai pas laché et pourtant tout le temps c'est "oh pt'ain les pauvres, keskils en bavent".
Et pourtant la violence de l'écriture est plus douce que la vie de "ces" gens.
Bref : une claque, une écriture déroutante, ptet un "livre de filles", ne le lisez pas l'été sur le bord de la piscine, ni en période de dépression, mais pour un voyage en train ou un we pluvieux, c'est impec.

 

La Suite Demain